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Licence MVNO en Arabie saoudite : règles et hôtes

15 min de lectureMVNO, Télécom

L’Arabie saoudite licencie les MVNO par l’intermédiaire de la Communications, Space and Technology Commission (CST), sur la base du règlement adopté par la décision 484/1443 du 20 avril 2022, doublé d’un texte distinct qui encadre les obligations de l’opérateur hôte. Quatre MVNO sont licenciés et en service : Virgin Mobile et Friendi sur stc, Lebara sur Mobily, Salam Mobile et Red Bull MOBILE sur Zain. Ensemble ils pèsent environ 11 % de la base d’abonnés selon l’estimation d’EFG Hermes, dans un marché que la CST chiffrait à 68,2 millions de lignes mobiles en 2024. Les licences sont attribuées par rondes et non à la demande, et la dernière attribution que nous pouvons confirmer date de juillet 2021 : la première question pour un entrant est donc de savoir si une fenêtre est ouverte.

Qui régule, et sous quelle loi

Le secteur relève de la Telecommunications and Information Technology Law, promulguée par le décret royal M/106 du 1er juin 2022 et en vigueur depuis le 7 décembre 2022, qui a remplacé la loi de 2001 (Clyde & Co, août 2022). Le régulateur est la CST, ancienne Communications and Information Technology Commission, renommée lorsque la régulation spatiale lui a été confiée.

Deux textes régissent la relation MVNO, tous deux adoptés par la décision 484/1443 du 20 avril 2022. Les Regulations of the Provision of the Mobile Virtual Network Operators Services engagent le MVNO. Les Regulations of the Provision of MVNO Hosting Services engagent l’opérateur dont le réseau le porte. Cette séparation compte plus qu’il n’y paraît, car les obligations qui déterminent si un MVNO peut réellement exercer figurent dans le règlement d’hébergement : accès, conduite de gros, et possibilité pour l’hôte de favoriser sa propre branche de détail.

Une réserve honnête. La CST publie les métadonnées des deux documents mais pas leur texte, et nous n’avons pas pu l’obtenir. Les chiffres de la section suivante proviennent de la ronde de candidatures de 2020 et de la consultation publique de 2012, qui, elles, ont été publiées. Ils décrivent la manière dont le régime a été appliqué, pas nécessairement ce que dit le texte de 2022. Au moment de déposer une candidature, demandez les conditions en vigueur à la CST et à un conseil local plutôt qu’à l’article d’un éditeur.

Ce que la licence a exigé

Lors de la ronde de Request for Application de 2020, la presse saoudienne faisait état d’une licence de dix ans, d’un droit de dossier de 100 000 SAR et d’un droit de licence de 5 millions de SAR (Ajel, février 2020). Le candidat devait être une entité saoudienne détenue à 40 % par des intérêts saoudiens, ce qui correspond au plafond de 60 % de détention étrangère dans les services de télécommunications décrit dans le chapitre pays d’ICLG 2025, et devait apporter un partenaire opérateur étranger expérimenté. Lorsque plusieurs partenaires étrangers étaient impliqués, l’un devait détenir au moins 15 % et porter l’accord de gestion. Le lancement commercial était exigé dans les douze mois suivant la délivrance.

La consultation de 2012 qui a façonné la première ronde ajoute trois conditions structurelles. Un MVNO ne peut être contrôlé ni majoritairement détenu par un hôte licencié. Chaque MVNO travaille avec un seul hôte. Chaque opérateur historique était tenu d’en accueillir un. Cette dernière condition explique les appariements que l’on observe encore : un MVNO par réseau lors de la première vague, un second ajouté chez Zain ensuite.

Le régime voisin des IoT-VNO, que la CST documente plus précisément, montre comment la commission raisonne sur les opérateurs virtuels en général. La synthèse d’Al Tamimi de 2019 décrit une licence de classe A, en nombre limité, normalement de dix ans, avec lancement commercial exigé sous douze mois. Le dossier comprend une stratégie commerciale, une analyse de marché, un plan de service client, un plan technique et une stratégie RH assortie d’objectifs de saoudisation. Les devoirs de l’hôte sont explicites : négocier de bonne foi, ne pas facturer le service de gros plus cher que ce qu’il applique à ses propres clients de détail, ne pas lier l’accord à d’autres contrats et ne dresser aucun obstacle technique au départ d’un client. Un permis d’hébergement pour services IoT-VNO coûte 100 000 SAR selon la page de service de la CST, et les accords justificatifs se déposent en arabe.

Quatre MVNO, trois hôtes

Marque Titulaire Hôte Licence En service depuis
Virgin Mobile / Friendi Virgin Mobile Saudi Consortium, aujourd’hui Beyond ONE stc juin 2014 octobre 2014
Lebara Etihad Jawraa Mobily 2014 décembre 2014
Salam Mobile Integrated Telecom Company (ITC) Zain KSA juillet 2021 2022
Red Bull MOBILE Future Networks Communications Zain KSA juillet 2021 2022

Dates de licence d’après Saudi Gazette (juillet 2021) et Developing Telecoms (octobre 2014). Dates de mise en service d’après Argaam (septembre et décembre 2014) et AGBI (janvier 2026). La CITC a présenté les attributions de 2021 comme un doublement du nombre de MVNO dans le Royaume, porté à quatre.

Les deux opérateurs de 2014 ont abordé le même segment par des extrémités opposées. Lebara s’est lancé en visant ce qu’il chiffrait alors à dix millions d’expatriés, avec une distribution via Saudi Post, et Mobile World Live lui attribue environ 2,5 millions de clients et près de 30 % du trafic international du Royaume. Il est ensuite passé de MVNO light à full, en migrant vers son propre cœur de réseau avec Huawei en sept mois. Virgin Mobile a exploité deux marques dès le départ, Virgin pour un segment local plus jeune et Friendi pour les expatriés, stc détenant 10 % de la société. Salam Mobile est venu par l’autre bout : un service grand public lancé sur la base entreprise que l’ITC possédait déjà, sur un BSS en cloud d’Optiva, avec un accord d’hébergement renouvelé auprès de Zain jusqu’en 2030.

Une précision de comptage utile à la lecture des rapports de marché. Certaines analyses rangent Jawwy et Yaqoot parmi les MVNO saoudiens. Ce sont des sous-marques de stc et de Zain, pas des titulaires tiers, et les tailles de marché bâties sur cette définition large ne se comparent pas au décompte de quatre retenu par la CST.

Ce que révèle le rétropédalage de Red Bull MOBILE

L’épisode le plus instructif de ce marché n’a pas été un lancement. En septembre 2024, Mobily annonçait un accord d’hébergement de six ans avec Future Networks Communications, titulaire de la licence derrière Red Bull MOBILE, en le valorisant à plus de 5 % de son chiffre d’affaires 2023 et en attendant un effet à partir du quatrième trimestre 2025. Le 25 décembre 2025, Future Networks a notifié par écrit l’arrêt du projet. Mobily a indiqué au marché que la résiliation n’aurait pas d’impact significatif sur ses résultats ni sur ses objectifs stratégiques, et qu’elle se réserve le droit d’engager toutes les actions réglementaires et judiciaires nécessaires (Argaam, septembre 2024 et décembre 2025).

Red Bull MOBILE est resté chez Zain. La lecture d’EFG Hermes, citée par AGBI en janvier 2026, est qu’il avait obtenu de meilleures conditions de gros auprès de son hôte actuel. L’économie d’un MVNO est fixée par un contrat qu’il ne maîtrise pas, et la menace crédible de partir est l’un des rares leviers dont il dispose. Cette menace ne fonctionne que si le départ est possible. Si la base d’abonnés, le catalogue produits, la logique de tarification et l’historique de facturation vivent dans les systèmes de l’hôte, il n’y a rien à déplacer et rien avec quoi négocier. Nous développons le même raisonnement dans la comparaison entre le MVNO clé en main et votre propre BSS.

Seize mois se sont écoulés entre la signature et l’abandon, et le service n’a jamais été lancé. C’est bon à savoir au moment de bâtir un calendrier.

Le marché auquel s’adresse un MVNO

La CST a fait état de 68,2 millions de lignes mobiles en 2024, en hausse de 7 % sur un an, dans un marché TIC qu’elle valorise à 180 milliards de SAR. La GASTAT situait la population à 35,3 millions en 2024, dont 44,4 % de non-Saoudiens. Cette proportion explique que tous les MVNO du Royaume se soient jusqu’ici construits autour des communautés expatriées plutôt que face au marché de masse des opérateurs historiques.

L’argent derrière ce segment se lit dans les transferts. Les chiffres de la SAMA rapportés par Argaam en août 2026 portent les envois des travailleurs expatriés à 165,5 milliards de SAR en 2025, un record, en hausse de 15 % sur un an. Une marque mobile installée le long d’un corridor de transferts vend des minutes internationales, de la data pour les appels vidéo vers le pays et, de plus en plus, une relation de paiement. Nous avons suivi la même logique pour les MVNO transfrontaliers en Afrique.

Le pèlerinage est l’autre trait structurel, et il n’a pas d’équivalent dans la région. La GASTAT a compté 1 673 230 pèlerins pour le Hajj 1446H en 2025, dont 1 506 576 venus de l’étranger, et 20,66 millions de pèlerins de la Omra au premier semestre 2025, dont 7,84 millions de l’extérieur du Royaume. En mai 2025, la CST, le ministère de l’Intérieur et les opérateurs licenciés ont lancé l’activation instantanée d’eSIM pour les pèlerins via Absher, avec vérification biométrique. Pour une plateforme, une cohorte de pèlerinage impose des exigences précises : activation en minutes et non en jours, durée de vie du service mesurée en semaines, saisonnalité brutale de la charge de provisioning et de charging, et espace client dans les langues que les pèlerins parlent vraiment.

Des règles qui atteignent la plateforme

Trois règles saoudiennes pèsent sur la plateforme et non sur le dossier de licence.

La première est la portabilité du numéro, et c’est la plus exigeante. Les Regulations for Number Portability between Fixed and Mobile Services de la CST, décision 1-195-2025 du 3 juillet 2025, fixent des délais courts selon n’importe quel standard. Pour les numéros mobiles, le donneur doit accepter la demande sous 30 minutes et le receveur activer le service et confirmer sa disponibilité sous 15 minutes. La portabilité passe par un système électronique central de gestion des demandes, adossé à une base de référence de tous les numéros portés. Quinze minutes n’est pas un délai que tiendront un processus manuel ou un traitement nocturne : la portabilité doit être un chemin automatisé à travers la commande, le provisioning et la fiche abonné.

La deuxième, ce sont les données personnelles. La Personal Data Protection Law est entrée en vigueur le 14 septembre 2023, la période transitoire s’étant refermée le 14 septembre 2024, sous la supervision de la SDAIA. La synthèse de Clyde & Co de septembre 2024 décrit un transfert transfrontalier restreint, une inscription au National Register of Controllers pour certaines catégories de responsables, et un délégué à la protection des données obligatoire lorsque l’activité principale consiste à surveiller des personnes concernées ou à traiter des données sensibles à grande échelle. Pour une décision de plateforme, cela se traduit en choix de déploiement : l’endroit où réside physiquement la base d’abonnés, et qui peut y accéder, devient une question de licence et non une préférence informatique. L’Avante MVNx Suite se déploie sur site, en cloud local ou en SaaS pour cette raison.

La troisième est la localisation, la plus facile à sous-estimer. Les documents déposés auprès de la CST sont en arabe, et le dossier de candidature VNO comprend une stratégie RH avec des objectifs de saoudisation. Des interfaces client en arabe sont une exigence commerciale sur ce marché quoi que dise la licence, ce qui pour un BSS signifie une prise en charge de l’écriture de droite à gauche dans l’espace client, les factures et les notifications, et non un front-end traduit ajouté à la fin.

Le reste du Golfe, en bref

Oman possède le segment MVNO le plus développé de la région en part de marché. Telecom Review indiquait en janvier 2026 que Friendi et Renna totalisent environ 19 % du marché, en visant les clients jeunes et expatriés. Le chiffre tranche avec les 11 % estimés de l’Arabie saoudite, et il a survécu à une forte sélection : sur six revendeurs licenciés en 2008, deux subsistent.

Le Koweït a délivré sa première licence MVNO en mars 2021, à un consortium réunissant stc Kuwait et Virgin Mobile Middle East & Africa (Telecompaper, mars 2021). Les Émirats sont un cas différent. Virgin Mobile UAE, lancé en 2017, est une marque d’EITC aux côtés de du et non un titulaire indépendant, comme son directeur général l’a dit lui-même dans un entretien à Telecom Review à l’époque. Le régulateur qatari affirmait en 2010 qu’aucun MVNO n’y était licencié, et nous n’avons trouvé aucune source réglementaire plus récente dans un sens ou dans l’autre. Pour Bahreïn, nous n’avons trouvé aucun cadre confirmé.

Le schéma régional est que les segments MVNO se développent là où le régulateur oblige les hôtes à accueillir un locataire, et où une population migrante importante donne au challenger quelque chose à vendre que l’opérateur historique vend mal.

Avant d’approcher un hôte

Six points méritent d’être réglés avant la première conversation avec l’équipe de gros d’un hôte.

Vérifiez d’abord la fenêtre. Les licences sont venues par rondes : demandez directement à la CST si les candidatures sont ouvertes et sous quelle classe, plutôt que de supposer qu’un dossier peut être déposé à tout moment.

Budgétez la licence séparément de la plateforme. Aux conditions de 2020, 5 millions de SAR à l’attribution plus 100 000 SAR de dossier constituent une ligne qui n’a rien à voir avec le logiciel.

L’entité saoudienne et le partenaire opérateur prennent plus de temps qu’on ne le croit. Une détention saoudienne de 40 % et un partenaire opérateur étranger expérimenté étaient des conditions et non des préférences. Commencez par là, avant de présélectionner des plateformes.

Lisez le règlement d’hébergement, pas seulement celui du MVNO. La non-discrimination par rapport aux prix de détail de l’hôte, l’interdiction de lier l’accord à d’autres contrats et celle d’entraver techniquement la migration des clients sont les clauses qui décident de votre marge.

Comptez douze mois jusqu’au lancement et commencez par les intégrations. Salam a fait à peu près cela. La première vague de 2013 a dérapé sur l’interconnexion et sur les exigences de sécurité saoudiennes, pas sur le logiciel : c’est le schéma que nous décrivons dans le guide de lancement étape par étape.

Décidez de ce qui vous appartient avant de signer. Red Bull MOBILE en est l’exemple concret : la possibilité de changer d’hôte n’est réelle que si le catalogue, la tarification et les données abonné sont à vous.

Questions fréquentes

Faut-il une licence pour exploiter un MVNO en Arabie saoudite ?

Oui. La CST licencie les MVNO sur la base du règlement adopté par la décision 484/1443 du 20 avril 2022, et un règlement parallèle encadre l’opérateur hôte. Contrairement à des marchés où le MVNO exerce sous l’autorisation de son hôte, l’Arabie saoudite dispose d’une licence MVNO propre, attribuée par rondes concurrentielles. Nous n’avons pas pu obtenir le texte du règlement de 2022 : confirmez la classe et les conditions en vigueur directement auprès de la CST.

Combien coûte une licence MVNO en Arabie saoudite ?

Les seuls chiffres que nous puissions sourcer datent de la ronde de 2020, publiés par Ajel en février 2020 : 100 000 SAR de dossier et 5 millions de SAR à l’attribution, pour une licence de dix ans. Leur validité sous le règlement de 2022 n’a pas pu être confirmée. Il existe par ailleurs un texte spécifique sur les redevances des services de télécommunications, la décision 512/1445 du 8 février 2024, mais la CST n’en publie pas les montants sur la page à laquelle nous avons pu accéder.

Quels opérateurs de réseau peuvent héberger un MVNO en Arabie saoudite ?

Trois : stc, Mobily et Zain KSA. Ce sont les seuls détenteurs d’un réseau mobile propre dans le Royaume. Selon les conditions posées par la consultation de 2012, un MVNO travaille avec un hôte unique et ne peut être contrôlé ni majoritairement détenu par lui. Aujourd’hui stc héberge Virgin Mobile et Friendi, Mobily héberge Lebara, et Zain héberge à la fois Salam Mobile et Red Bull MOBILE.

Combien de MVNO opèrent en Arabie saoudite ?

Quatre titulaires en service. La CITC a attribué les deux premières licences en 2014 et deux autres en juillet 2021, en présentant la seconde ronde comme un doublement à quatre. Prudence avec les rapports de marché : certains comptent Jawwy, de stc, et Yaqoot, de Zain, comme des MVNO, alors que ce sont les sous-marques des opérateurs eux-mêmes. La CST ne publie pas les données d’abonnés des MVNO, si bien que la part d’environ 11 % de la base est une estimation d’EFG Hermes et non un chiffre réglementaire.

Une société étrangère peut-elle détenir un MVNO saoudien ?

Pas seule, aux conditions de la ronde de 2020. Le candidat devait être une entité saoudienne détenue à 40 % par des intérêts saoudiens, ce qui correspond au plafond général de 60 % de détention étrangère dans les services de télécommunications. Un partenaire opérateur étranger expérimenté était obligatoire et non simplement admis, et lorsque plusieurs étaient impliqués, l’un devait détenir au moins 15 % et porter l’accord de gestion.

Combien de temps faut-il pour lancer un MVNO en Arabie saoudite ?

La réponse réglementaire est de douze mois à compter de l’attribution, et Salam Mobile a fait à peu près cela entre sa licence de juillet 2021 et son lancement en 2022. La réponse pratique dépend de l’accord avec l’hôte, pas du logiciel. La première vague saoudienne a mis quinze à dix-huit mois entre le résultat de l’appel d’offres et le service commercial, et Reuters rapportait en septembre 2013 que les causes étaient l’interconnexion, les exigences de sécurité et la réticence des hôtes, pas la maturité de la plateforme. Selon les hypothèses de planification d’Avante, un opérateur exploitant son propre BSS est en service quatre à six mois après confirmation de l’accord avec l’hôte et de la conformité juridique.

Un MVNO est-il une bonne affaire en Arabie saoudite ?

Le cas de demande, ce sont la base expatriée et le flux de pèlerinage, tous deux importants et tous deux mal servis par les offres de masse des opérateurs historiques. Le risque est celui sur lequel Red Bull MOBILE a buté : votre économie unitaire vit à l’intérieur d’un contrat de gros qui ne vous appartient pas. Les opérateurs qui détiennent leur catalogue, leur tarification et leurs données abonné ont de quoi négocier à l’échéance. Les autres, non.

Si vous préparez un lancement en Arabie saoudite et souhaitez séparer les questions de plateforme des questions réglementaires, parlons-en. Avante livre des BSS pour des opérateurs du Moyen-Orient et d’Afrique depuis 2006, y compris des plateformes MVNO sur des marchés aux conditions de licence et de résidence des données comparables.

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